
LA LOUIS CAPUT 2008
Vendredi 26 Avril soir je viens chercher ma plaque de cadre pour le fameux Brevet Cyclosportif LA LOUIS CAPUT.
Quelle surprise : je trouve notre ami Martin ( mois bronzé que moi !) en train de s’inscrire.
Il est avec sa famille, son épouse Marie et ses deux enfants. Celle ci m’annonce, déçue, qu’ils rentrent définitivement en France ( heureusement qu’ils ont gardé leur maison de villefranche), par contre Martin repart tout seul au Yemen…
Mais cela n’enlève pas sa bonne humeur de rouler avec nous. Cependant il n’a pas roulé depuis septembre, mais je suis persuadé qu’il a de beaux restes le champion tri athlète !On en reparlera plus tard….
Samedi 27 Avril 7h 30 le Club met au départ ses adhérents les plus affûtés : Julian et Fred font le grand parcours 150 km(Col de Vence, Coursegoule, Roquestéron, Aiglun, Le col de Bleine, Col de La Sine, Caussols, Gourdon ), Martin, Laurent, Hans et moi même font le petit 100 km ( Col De Vence, Gréolières, Les 4 chemins, Col de la Sine, Caussols, Gourdon). Hélas Jean Christophe et Patrick pour des raisons professionnelles et familiales n’ont pu nous rejoindre.
Je pense que nous sommes plus de 500, cette course a de plus en plus de succès, le peloton s’égrène rapidement car nous commençons par le fameux col de Vence : 9km, presque aussi dur que Saint Agnès avec des pentes à 10 % ! J’aperçois Hans qui attaque la montagne doucement, il se réserve pour le grand plat de la plaine de Caussaul qu’il effectuera à plus de 35 km/h et les grandes descentes de Gourdon et Chateauneuf de Grasse qu’il déboulera, comme à son habitude à Rombeau ouvert ( celle là on n’a pas fini de lui sortir ) ! Laurent suit derrière facilement mais me paraît déjà anxieux. Je saurais plus tard pourquoi…
Je me glisse dans un groupe qui roule à mon rythme, je monte à 15 km/h sans trop d’effort. Je commence à me faire doubler par le couple Julian_Fred impressionnants par leur facilité ( à 17/18 km/h), ces deux là, les fleurons du club sont de plus en plus fort….
Quelque minute après Martin avec un petit sourire malicieux me double, je l’ai en point de mire jusqu’au sommet : « il a bien caché son jeu », pensais je, il a du s’entraîner en cachette en VTT dans les déserts yéménites…
Après la grande descente du premier col nous attaquons la côte de Gréolière qui n’en finit pas de monter ! Là je me sens très à l’aise et petit à petit je rattrape Martin. Arrivé à sa hauteur je constate LES DEGATS EFFECTUES SUR UN CHAMPION QUI NE S’EST PAS ENTRAINE DEPUIS 8 MOIS ! Il ne sent plus ses jambes, un grand mal au dos commence à l’envahir : il commence son chemin de croix !
Dans mon groupe où je me sens à l’aise il y a Dominique Bensaïd qui a géré la course de Magali tout du long. Cet exercice est à méditer…et pourrait être un exemple pour tous les adhérents du Club. Le manager ( à l’occasion Dominique) donnait ses ordres, se mettait en tête dans tous les relais, distribuait même les rations, obligeait à boire…La perfection pour effectuer une course dans les meilleures conditions ! Je comprend maintenant pourquoi ma chalengeuse m’ a mis 5 mn dans la vue à la Charly Bérard et 10 mn dans la Caput. Gérer une course c’est une affaire sérieuse pour Dominique, nous avons beaucoup de leçon à apprendre….
Mais dans la côte de Gréolière, je me sens des ailes, je monte au train plus vite que ce groupe raisonnable et je rattrape un club qui roulait plus à mon rythme ( 18 km/h).
Après les 4 chemins et un petit col nous attaquons la pleine de Caussol, vent de face. C’est là qu’il faut sans faute ne pas lâcher son groupe. Hélas tout à coup je ressent des crampes en haut des cuisses qui m’oblige à m’arrêter. Je fais quelques exercices d’étirement mais la douleur est terrible…Je pense que je n’ai pas assez d’entraînement d’endurance, je ne fais plus depuis deux mois que des petits parcours, là je dépasse 70 km, mon corps n’est pas habitué : vivement le stage en Espagne pour m’endurcir !
Je me retrouve donc petit à petit seul contre le vent. Le groupe Bensaîd me rejoint, étonnés de me retrouver là. J’explique mes malheurs : Dominique pense que le n’ai pas assez bu : un bidon d’ISOSTAR pour lui ce n’est pas suffisant, il faudrait doubler la dose.
Comme on se sent bien sur le plat dans un groupe où on bénéficie de l’aspiration !
Malheureusement au col de la sine mes crampes ressurgissent, je prend un petit chemin de traverse pour crier de douleur à mon saoul et détendre mes jambes !
Bien sur dans la descente de Gourdon on ne m’a pas attendu, j’attend le groupe suivant où j’ai la bonne surprise de trouver Jef, le triathlète ami d’Alain Cerisier avec qui nous avions roulé l’an dernier, nous finissons ensemble.
J’arrive à 11h 14, Magali m’a pris 10 mn dans la fin. Je suis un peu décu mais je fais quand même une moyenne de 27 km/h. Hans arrive 15 mn après, frais comme un gardon, décidément notre ami est très endurant, il devrait faire des courses plus longues, ses performances seraient encore meilleures.
J’attend Martin, 10 mn après Hans, toujours rien à l’horizon : rien que la poussière du chemin qui poudroie ( comme dans la chanson…).
Enfin notre Danois arrive : il est complètement épuisé. Il ressent une fatigue comme il n’a pas éprouvé depuis 4 ans lorsque il était débutant. Je me souviens qu’il me disait qu’il s’effondrait dans son fauteuil du salon après les sorties du dimanche…
Peu après arrive Laurent, exsangue, livide : il a souffert de crampes terribles, ce n’est que par un effort surhumain qu’il a pu terminer…Heureusement après un petit tour au buffet il va mieux et un quart d’heure après il a oublié ses souffrances, il est prés à repartir : c’est ça un sportif.
Nous n’avons pas le temps d’attendre Julian et Fred , il vous raconterons leur course sur internet !
Je vois arriver les premiers du grand parcours 1h 10 plus de 35 km/h en même temps que Michel Stuyck avec le maillot de la côte d’Ivoire !
Nous avons droit chacun à une photo gratuite et un diplôme, bravo à la gentillesse des organisateurs et leur dévouement.
Michel le 27 Avril
Quelle surprise : je trouve notre ami Martin ( mois bronzé que moi !) en train de s’inscrire.
Il est avec sa famille, son épouse Marie et ses deux enfants. Celle ci m’annonce, déçue, qu’ils rentrent définitivement en France ( heureusement qu’ils ont gardé leur maison de villefranche), par contre Martin repart tout seul au Yemen…
Mais cela n’enlève pas sa bonne humeur de rouler avec nous. Cependant il n’a pas roulé depuis septembre, mais je suis persuadé qu’il a de beaux restes le champion tri athlète !On en reparlera plus tard….
Samedi 27 Avril 7h 30 le Club met au départ ses adhérents les plus affûtés : Julian et Fred font le grand parcours 150 km(Col de Vence, Coursegoule, Roquestéron, Aiglun, Le col de Bleine, Col de La Sine, Caussols, Gourdon ), Martin, Laurent, Hans et moi même font le petit 100 km ( Col De Vence, Gréolières, Les 4 chemins, Col de la Sine, Caussols, Gourdon). Hélas Jean Christophe et Patrick pour des raisons professionnelles et familiales n’ont pu nous rejoindre.
Je pense que nous sommes plus de 500, cette course a de plus en plus de succès, le peloton s’égrène rapidement car nous commençons par le fameux col de Vence : 9km, presque aussi dur que Saint Agnès avec des pentes à 10 % ! J’aperçois Hans qui attaque la montagne doucement, il se réserve pour le grand plat de la plaine de Caussaul qu’il effectuera à plus de 35 km/h et les grandes descentes de Gourdon et Chateauneuf de Grasse qu’il déboulera, comme à son habitude à Rombeau ouvert ( celle là on n’a pas fini de lui sortir ) ! Laurent suit derrière facilement mais me paraît déjà anxieux. Je saurais plus tard pourquoi…
Je me glisse dans un groupe qui roule à mon rythme, je monte à 15 km/h sans trop d’effort. Je commence à me faire doubler par le couple Julian_Fred impressionnants par leur facilité ( à 17/18 km/h), ces deux là, les fleurons du club sont de plus en plus fort….
Quelque minute après Martin avec un petit sourire malicieux me double, je l’ai en point de mire jusqu’au sommet : « il a bien caché son jeu », pensais je, il a du s’entraîner en cachette en VTT dans les déserts yéménites…
Après la grande descente du premier col nous attaquons la côte de Gréolière qui n’en finit pas de monter ! Là je me sens très à l’aise et petit à petit je rattrape Martin. Arrivé à sa hauteur je constate LES DEGATS EFFECTUES SUR UN CHAMPION QUI NE S’EST PAS ENTRAINE DEPUIS 8 MOIS ! Il ne sent plus ses jambes, un grand mal au dos commence à l’envahir : il commence son chemin de croix !
Dans mon groupe où je me sens à l’aise il y a Dominique Bensaïd qui a géré la course de Magali tout du long. Cet exercice est à méditer…et pourrait être un exemple pour tous les adhérents du Club. Le manager ( à l’occasion Dominique) donnait ses ordres, se mettait en tête dans tous les relais, distribuait même les rations, obligeait à boire…La perfection pour effectuer une course dans les meilleures conditions ! Je comprend maintenant pourquoi ma chalengeuse m’ a mis 5 mn dans la vue à la Charly Bérard et 10 mn dans la Caput. Gérer une course c’est une affaire sérieuse pour Dominique, nous avons beaucoup de leçon à apprendre….
Mais dans la côte de Gréolière, je me sens des ailes, je monte au train plus vite que ce groupe raisonnable et je rattrape un club qui roulait plus à mon rythme ( 18 km/h).
Après les 4 chemins et un petit col nous attaquons la pleine de Caussol, vent de face. C’est là qu’il faut sans faute ne pas lâcher son groupe. Hélas tout à coup je ressent des crampes en haut des cuisses qui m’oblige à m’arrêter. Je fais quelques exercices d’étirement mais la douleur est terrible…Je pense que je n’ai pas assez d’entraînement d’endurance, je ne fais plus depuis deux mois que des petits parcours, là je dépasse 70 km, mon corps n’est pas habitué : vivement le stage en Espagne pour m’endurcir !
Je me retrouve donc petit à petit seul contre le vent. Le groupe Bensaîd me rejoint, étonnés de me retrouver là. J’explique mes malheurs : Dominique pense que le n’ai pas assez bu : un bidon d’ISOSTAR pour lui ce n’est pas suffisant, il faudrait doubler la dose.
Comme on se sent bien sur le plat dans un groupe où on bénéficie de l’aspiration !
Malheureusement au col de la sine mes crampes ressurgissent, je prend un petit chemin de traverse pour crier de douleur à mon saoul et détendre mes jambes !
Bien sur dans la descente de Gourdon on ne m’a pas attendu, j’attend le groupe suivant où j’ai la bonne surprise de trouver Jef, le triathlète ami d’Alain Cerisier avec qui nous avions roulé l’an dernier, nous finissons ensemble.
J’arrive à 11h 14, Magali m’a pris 10 mn dans la fin. Je suis un peu décu mais je fais quand même une moyenne de 27 km/h. Hans arrive 15 mn après, frais comme un gardon, décidément notre ami est très endurant, il devrait faire des courses plus longues, ses performances seraient encore meilleures.
J’attend Martin, 10 mn après Hans, toujours rien à l’horizon : rien que la poussière du chemin qui poudroie ( comme dans la chanson…).
Enfin notre Danois arrive : il est complètement épuisé. Il ressent une fatigue comme il n’a pas éprouvé depuis 4 ans lorsque il était débutant. Je me souviens qu’il me disait qu’il s’effondrait dans son fauteuil du salon après les sorties du dimanche…
Peu après arrive Laurent, exsangue, livide : il a souffert de crampes terribles, ce n’est que par un effort surhumain qu’il a pu terminer…Heureusement après un petit tour au buffet il va mieux et un quart d’heure après il a oublié ses souffrances, il est prés à repartir : c’est ça un sportif.
Nous n’avons pas le temps d’attendre Julian et Fred , il vous raconterons leur course sur internet !
Je vois arriver les premiers du grand parcours 1h 10 plus de 35 km/h en même temps que Michel Stuyck avec le maillot de la côte d’Ivoire !
Nous avons droit chacun à une photo gratuite et un diplôme, bravo à la gentillesse des organisateurs et leur dévouement.
Michel le 27 Avril





